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Bayonne le quai Maritimes au début du XXe siècle |
Aussitôt le projet de Denis de Lavoye rendu public, la ville de Bayonne, se considérant comme la légitime propriétaire de ces terrains riverains, s'y opposa avec véhémence. Il fallut attendre 1701 pour qu'un accord financier difficilement négocié mette fin à ce conflit : Lavoye s'engagea à verser à la ville une somme conséquente de 6 000 livres, assortie d'une rente annuelle de 10 livres en guise de compensation.
Mais les péripéties ne s'arrêtèrent pas là. Sitôt l'accord avec la ville conclu, ce fut au tour du chapitre de Saint-Esprit de revendiquer la propriété de cette partie de la rive de l'Adour. Une nouvelle et longue bataille juridique s'ensuivit, dont l'issue semble avoir été indécise à la fin du XVIIIe siècle.
Malgré ces différends, la famille de Lavoye obtint en 1711 l'autorisation de commencer les travaux. Le quai, qui prit initialement le nom de son fondateur, vit ainsi naître quatre cales et dix vastes chais carrés. Le commerce put alors s'y développer.
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Bayonne le quai Maritimes au début du XXe siècle |
Vers 1820, une décision fut prise de réaménager entièrement le quai pour en faire un lieu de stockage militaire. Les allées et venues incessantes de charrettes et de véhicules de livraison animèrent alors ce quartier, notamment en raison de la présence d'une importante garnison de près de neuf mille hommes, nécessitant un ravitaillement quotidien en nourriture.
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Bayonne le quai Maritimes au début du XXe siècle |
* Originaire du diocèse de Rouen, Denis de Lavoye, ingénieur de la Marine, vit le jour en 1671. Sa carrière le conduisit jusqu'à Bayonne où il s'éteignit en 1708, après avoir consacré sa vie au service de la marine royale.
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